Marrakech, Casablanca, Rabat et Fès dans le top 10 des villes africaines où il fait bon vivre

Publié le par france-maroc-services

QUALITÉ DE VIE - Belle consécration pour le royaume. Quatre villes marocaines figurent parmi les dix villes d'Afrique qui offrent la meilleure qualité de vie.

Marrakech est la première ville d'Afrique où il fait bon vivre, selon une étude sur les 100 meilleures villes d'Afrique réalisée par l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), publiée le 21 février dans le magazine Afrique Méditerranée Business (AMB).

Trois autres villes marocaines, à savoir Casablanca, Rabat et Fès, figurent dans ce classement, respectivement à la cinquième, huitième et dixième place.

Ce classement a été réalisé selon une dizaine d'indicateurs répartis en sept catégories: société, habitat, développement spatial, infrastructures, environnement/écologie, gouvernance et économie. Il s'agit du premier palmarès qui veut décrire le cadre de vie des habitants africains et de chaque ville, indiquent les auteurs de l'étude.

"Il en ressort un palmarès inédit, qui place Marrakech en tête, et des résultats surprenants, comme les bonnes performances d'Alexandrie et du Caire mais aussi les résultats très honorables de villes comme Dakar", souligne le directeur de la rédaction du bimestriel économique AMB.

Au quatrième rang du classement, on trouve la capitale de l'île Maurice, Port Louis, Tunis (6e), Le Caire (7e), Le Cap en Afrique du Sud occupe la neuvième position, et Alger se classe en onzième position.

En queue de classement figurent des villes déstabilisées par des conflits, des tensions sociales ou sécuritaires: Bamako (Mali), Kinshasa (RDC), Pointe-Noire (Congo) et Bangui (Centrafrique).

Pourquoi le Maroc est en tête

Selon l'architecte et urbaniste Jérôme Chenal, qui a supervisé l'élaboration de ce classement à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, "la lecture des résultats montre que ce sont les villes qui ont compris le rôle que l’urbain pouvait avoir à la fois comme puissant moteur économique et comme critère d’attraction qui sont les mieux classées".

Il prend ainsi pour exemple Marrakech et Casablanca, qui arrivent à créer et attirer les investissements, "ceux-ci se traduisant durablement dans l’habitat et les infrastructures, lesquels attireront de nouveaux habitants".

Plusieurs facteurs expliquent aussi selon lui le bon classement des villes marocaines: "la stabilité politique et économique du pays" d'abord, mais aussi "le volontarisme du royaume" dans plusieurs domaines.

Le chercheur cite ainsi le développement d'un tourisme diversifié (urbain, balnéaire, montagnard et dans le désert), l'investissement dans le marketing urbain pour intégrer le réseau des villes globales, la création de dizaines de milliers de logements, notamment avec le programme "villes sans bidonvilles", et l'investissement dans les infrastructures, comme les transports en commun, mais aussi dans les réseaux urbains moins visibles, l’eau et l’électricité.

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