Maroc/France: rassemblements contre les hausses des frais de scolarité

Publié le par france-maroc-services

source :   RABAT (Maroc), 13 avr 2012 (AFP) - 13.04.2012 15:17

 

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées vendredi devant des établissements d'enseignement français au Maroc pour protester contre la hausse des frais de scolarité.

"De 2009 à 2012 il y a eu pratiquement 40% d'augmentation. A partir de cette année, on est toujours dans cette spirale et cette logique d'augmentation des frais de scolarité. D'ici 6 ans, on sera au-delà de 70%", a déclaré Saïd Amzazi, un parent d'élève qui manifestait avec une centaine d'autres devant le lycée français Descartes à Rabat.

Ces augmentations concernent à la fois les Français installés dans le royaume -près de 40.000- et les ressortissants marocains dont les enfants sont inscrits dans les établissements d'enseignement français.

On trouve des établissements scolaires français à Rabat, Casablanca, Marrakech (sud), Meknès (centre) et Tanger (nord).

"Les Français payent moins par rapport aux Marocains, mais les augmentations concernent tout le monde. De plus, il faut désormais régler chaque année des +droits annuels d'inscription+ en plus des frais de scolarité", dit un parent d'élève français.

Pour la période 2008-2014, la hausse prévue des frais de scolarité atteint 161% pour la maternelle, 177% pour le collège et 146% pour le lycée, selon les chiffres de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).

Pour l'année 2011-2012, les frais de scolarité ont atteint 43.000 dirhams (près de 4.000 euros) pour les lycées, et 32.000 dirhams (3.000 euros) pour les maternelles, précise l'AEFE.

"C'est pour faire face, nous dit-on, à des investissements immobiliers d'envergure dans différentes écoles au Maroc. Ce n'est pas aux parents d'élèves de financer ces projets", a indiqué pour sa part Nadia Jebrou, parent d'élève à Rabat, présente au rassemblement de vendredi.

"Nous sommes pris en otage car nous ne pouvons pas mettre nos enfants dans un système éducatif autre que celui dans lequel ils sont. Les programmes de l'éducation nationale du Maroc sont très différents de ceux dans lesquels nos enfants ont commencé leurs études. On est pris en otage et on ne peut plus faire marche arrière", a-t-elle ajouté.

Pour Christophe Ribot, un autre parent, "le problème réel, c'est l'avenir de la francophonie et l'avenir des relations franco-marocaines".

"Aujourd'hui, j'ai trois enfants, une au primaire, une au collège, une au lycée, je paye aujourd'hui 3.000 euros par trimestre, pratiquement 9.000 euros par an", s'est plaint Saïd Amzazi.

© 2012 AFP

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