Investissements au Maroc : la France détrône l’Espagne

Publié le par france-maroc-services

arton35656-8d01a.jpgLa France est à nouveau le premier partenaire commercial et économique du Maroc. C’est le constat fait par l’ambassade de France au Maroc. L’Espagne se retrouve en deuxième place.

 

Avec plus de 40% des flux totaux des investissements directs étrangers (IDE) au Maroc, la France récupère sa place de premier partenaire économique et commercial du royaume, après l’avoir perdue à la fin de l’année dernière, en faveur de l’Espagne. Entre 2003 et 2012, le total des IDE français au Maroc a atteint 8,5 milliards d’euros, d’après une note du service économique de l’ambassade de France au Maroc.

 

En comparaison à ses voisins du Maghreb, le stock d’IDE français au Maroc est quatre fois plus important qu’en Algérie et douze fois plus important qu’en Tunisie. Cette pole position de la France au Maroc se justifie également par la présence des 750 filiales d’entreprises françaises, qui génèrent plus de 120 000 emplois, et la reprise des importations marocaines en provenance de l’Hexagone. Elles ont progressé de 6,4%, soit 1,57 milliards d’euros, notamment dans le secteur du blé (+31%) et des pièces détachées pour véhicules industriels (+237%).

 

De nombreux projets et programmes sectoriels tels que les infrastructures, le Plan Emergence, le Plan solaire ou encore le Plan Maroc Vert, ont contribué à ce que la France retrouve sa première place. Par ailleurs, l’Agence Française de Développement (AFD) facilite l’accès au financement des investissements agricoles de plus de 5 000 exploitations agricoles et à la bancarisation des ménages ruraux.

 

Un partenariat gagnant-gagnant

 

Plusieurs grands groupes français ont scellé des partenariats au Maroc à l’instar du constructeur Alstom pour le projet du tramway de Rabat et de Casablanca et du Train à grande vitesse (TGV) qui doit relier Casablanca à Tanger, l’entrée de France Télécom au capital du deuxième opérateur marocain, Méditel, ou encore l’implantation de franchises telles que Fauchon ou la FNAC. Le secteur automobile n’est pas en reste, puisqu’en décembre 2011, le constructeur Renault lançait officiellement la construction de son nouveau monospace low cost, « Lodgy », dans sa nouvelle usine à Tanger, au nord du Maroc.

 

Dernier évènement en date, la signature, début novembre 2013, par le ministre marocain de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, et son homologue français, Pierre Moscovici, d’un Protocole de coopération entre la Banque publique d’investissement de France, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) et l’Agence Française de Développement. Ce Protocole vise à accroître la portée et l’efficacité de leurs mécanismes de partage de risques, ainsi que le financement des PME marocaines et françaises installées au Maroc ou désireuses d’y investir, rapporte Xinhua.

 

Les deux ministres ont également signé une déclaration d’intention relative au développement financier des PME marocaines. Elle prévoit un transfert des ressources du Fonds de garantie français en faveur du Maroc, actuellement de l’ordre de 26 millions d’euros, au Fonds de garantie PME mis sur pied par le ministère de l’Economie et des Finances et géré par la Caisse centrale de garantie. Enfin, cette déclaration concerne aussi le « redéploiement des ressources de coopération financière de l’équivalent de 16 millions d’euros du Fonds de garantie de restructuration financière, et envisage un dispositif d’un montant maximum de 25 millions d’euros, en vue d’améliorer l’accès au crédit des PME ». (Source Afrik.com)

Commenter cet article