Le Maroc va fabriquer des moteurs de voitures

Publié le par france-maroc-services

Le Maroc va fabriquer des moteurs de voitures

Rédaction du HuffPost Maroc

Publication: 24/02/2016 14h20 CET

INDUSTRIE - Depuis la création de Somaca en 1959, l’industrie automobile marocaine a fait du chemin, au point qu’aujourd’hui, le royaume s’apprête à faire son entrée dans le cercle fermé des pays qui fabriquent des moteurs.

Après les écosystèmes "câblage automobile", "intérieur et sièges", "métal/emboutissage" et "batteries automobiles", le Maroc s’attaque en effet à l’un des maillons les plus complexes de la chaîne de production automobile, dans le sillage du Plan d’accélération industrielle 2014-2020.

Mercredi 23 février à Rabat, un contrat de performance pour le déploiement de l’écosystème "Moteurs et transmissions" a été signé entre le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy, le ministre de l’Economie et des finances Mohamed Boussaid et le président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica) Hakim Abdelmoumen.

10.000 emplois directs

Pour cet écosystème, l’ancien patron des patrons marocains nourrit de grandes ambitions: 10.000 nouveaux emplois directs, 6,5 milliards de chiffre d’affaires additionnel et autant d’investissements. Surtout, il s’agit d’opérer un changement profond dans le tissu industriel marocain.

"Un parcours assez exceptionnel dans le secteur de l'automobile"

"Jusqu’à présent, le Maroc a réalisé un parcours assez exceptionnel dans le secteur de l'automobile", s’est réjoui le ministre de l’Industrie. Et d’ajouter: "Sur les 197 pays reconnus par l’ONU, 46 sont des assembleurs de voitures. Parmi eux, 31 seulement fabriquent des moteurs. La Malaisie, l’Indonésie, la Turquie et la Corée du sud ont suivi le même chemin que le Maroc, et ont réussi à changer leur tissu industriel quand ils sont passés à la fabrication de moteurs".

Un taux d’intégration de 100%?

Avec l’arrivée de l’usine PSA qui produira 200.000 moteurs par an, et la présence, depuis 2008, d’une usine Renault à Tanger, un important potentiel s’offre à cet écosystème qui concerne aussi bien les métiers de la fonderie que de l’injection d’aluminium sous pression et l'usinage moteur. Lequel écosystème participera aussi à l’objectif d’atteindre un taux d’intégration de 80%.

"En 2008, le Maroc a accueilli l’usine Renault Tanger, en 2014, les quatre premiers écosystèmes de l’automobile ont été lancés et en 2015, l’accord pour l’implantation d’une usine PSA Peugeot Citroën à Kénitra a été signé. Depuis, plusieurs équipementiers se sont implantés au Maroc", a indiqué le ministre de l’Industrie, qui nourrit l’ambition d’atteindre un taux d’intégration de 100%.

En 2015, pour la première fois, le secteur de l’automobile a détrôné les phosphates en devenant la principale locomotive des exportations marocaines, avec à la clé un chiffre d’affaires de 50 milliards de dirhams à l’export. "A l’horizon 2020, nous avons comme objectif de porter ce montant à 100 milliards de dirhams", a fait savoir MHE, pour qui "rien n’est impossible".

Commenter cet article